Senlis au fil des siècles

  • Maquette du XXI ème siècle

    Cliquez sur l’im­age pour lancer la vis­ite. Une fois sur le view­er vous pou­vez avoir accès aux points de vues prédéfi­nis à par­tir de l’on­glet “Vues”. Utilisez les out­ils de nav­i­ga­tion pour vous déplac­er dans la maque­tte (maque­tte numérique en cours de développe­ment, seule­ment une par­tie du cen­tre-ville a été mod­élisée). Le mod­èle peut met­tre beau­coup de temps à appa­raître en fonc­tion de la vitesse du réseau.

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    Le prieuré Saint-Mau­rice a été fondé en 1262 dans le périmètre du château roy­al, afin d’ac­cueil­lir les reliques de vingt-qua­tre mar­tyrs de la Légion thébaine, com­pagnons de saint Mau­rice. À l’origine, les dif­férents bâti­ments du prieuré  (le dor­toir des moines, la salle capit­u­laire et la chapelle royale) étaient agencés autour d’un cloître car­ré. Le logis du prieur en for­mait le côté occi­den­tal et le bâti­ment des moines le côté ori­en­tal. Au nord, le cloître était fer­mé par le mur mérid­ion­al de la chapelle.

    Prieuré Saint Mau­rice XII­Ie siècle

    Détru­ite avec le cloître qui la flan­quait vers 1805, cette chapelle se trou­vait à l’emplacement de l’el­lipse d’herbe qui cou­vre actuelle­ment le sol. Aucune infor­ma­tion ne sub­siste mal­heureuse­ment à son sujet. L’éd­i­fice était peut-être bâti selon le mod­èle de la Sainte-Chapelle de Paris, avec cepen­dant un seul étage. La nef se com­po­sait de trois travées avec un bas-côté au nord seule­ment. Le chœur était de forme polyg­o­nale et com­por­tait deux travées, avec une chapelle latérale au nord, à chevet plat.

    Quant au bâti­ment des moines, il a peu changé depuis sa con­struc­tion. L’éd­i­fice est con­stru­it en longueur, avec de grandes fenêtres à meneaux à l’étage. Trois grandes arcades se suc­cè­dent au rez-de-chaussée et ouvrent sur la salle capitulaire.

    Prieuré Saint Mau­rice XXIe siècle
    Emplace­ment Palais Épiscopal

    L’édifice actuel rem­place les rési­dences suc­ces­sives des évêques de Sen­lis. Recon­stru­it au XIIe siè­cle, il com­porte notam­ment une aula, grande salle des­tinée aux assem­blées publiques ain­si qu’une chapelle, sans doute érigée par l’évêque Guérin (1157–1227).

    La façade prin­ci­pale du bâti­ment est mod­ernisée au XVIIIe siè­cle. Les plus grandes mod­i­fi­ca­tions con­cer­nent la cour de l’évêché, fer­mée au Moyen Âge par des bâti­ments adossés au mur sud de la cathé­drale. Déplacés plus à l’est lors de la recon­struc­tion du transept au XVIe siè­cle, ils abri­tent par la suite l’Officialité, c’est-à-dire le tri­bunal épiscopal.

    Chapelle

    Fondée vers 1025, endom­magée au XVIe siè­cle, elle fut détru­ite en 1818. La Mal­adrerie est décrite par le Chanoine Muller comme « un colosse de pierre » situé à 1200 mètres des portes de la ville dans le Faubourg Saint-Mar­tin. Sa chapelle (ci-con­tre) aurait été bâtie au milieu du XIIe siè­cle. Elle fut remaniée de nom­breuses fois et sert actuelle­ment de chapelle au cen­tre hos­pi­tal­ier qui se trou­ve sur l’emplacement de la Maladrerie. 

    Logis des malades

    Elle était con­sti­tuée de logettes (ci-con­tre) avec cour fer­mée par une clô­ture pour les malades, d’un logis pour les per­son­nes exemptes de mal­adie (ci-après) qui s’en occu­paient, d’une chapelle acces­si­ble aux malades comme aux soignants avec son cimetière, d’espaces de stock­ages, de plusieurs cours et d’un jardin. 

    Logis des religieux

    Le seul bâti­ment encore exis­tant étant la chapelle, nous nous en sommes inspirés pour essay­er de la mod­élis­er comme elle sem­blait être au XII­Ie siè­cle. Pour le reste des bâti­ments, nous nous sommes inspirés de la mal­adrerie Saint-Lazare de Beau­vais, datant de la même époque et encore existante. 

    Mal­adrerie Saint-Lazare

    Nous savons qu’il y avait plusieurs moulins dans les alen­tours de Sen­lis. Au Sud-Est de la deux­ième muraille se trou­vent les moulins Saint-Vin­cent et Saint-Eti­enne et plus loin à l’Est se trou­ve le moulin de Villemétrie. Au Sud de la muraille du XII­Ie siè­cle se trou­ve le moulin des Carmes. A l’Ouest se trou­vent les moulins du Roy et Neuf. Tan­dis qu’au Nord nous avons les moulins de Saint-Rieul, d’Au­mont et de Saint-Tron. 

    Moulin Saint-Vincent
    Moulin Saint-Éti­enne
    Moulins des Carnes

    L’hôpital Saint-Mar­tin aurait été fondé en 1170 par Louis le Jeune pour soign­er les pau­vres. Situé dans le Faubourg Saint-Mar­tin, il se trou­vait face à l’église Saint-Mar­tin et accolé à l’abbaye Saint-Rémi.

    Cette sit­u­a­tion l’exposant à d’éventuelles men­aces, il aurait été déplacé rue du Châ­tel en 1208 à l’emplacement de l’hôtel-Dieu de Gar­lande dans l’enceinte de Senlis.

    N’ayant pas de traces physiques de son exis­tence, nous nous sommes appuyés sur des représen­ta­tions d’autres hôpi­taux de la même époque et de la même région afin de le reconstituer.

    Hôpi­tal Saint-Martin

    Pour créer cette représen­ta­tion d’un gibet du XII­Ie siè­cle, nous nous sommes inspirés du gibet de Mont­fau­con, qui se trou­vait à Paris.

    Gibet