Senlis au fil des siècles

  • Maladrerie Saint-Lazare

    Chapelle

    Fondée vers 1025, endom­magée au XVIe siè­cle, elle fut détru­ite en 1818. La Mal­adrerie est décrite par le Chanoine Muller comme « un colosse de pierre » situé à 1200 mètres des portes de la ville dans le Faubourg Saint-Mar­tin. Sa chapelle (ci-con­tre) aurait été bâtie au milieu du XIIe siè­cle. Elle fut remaniée de nom­breuses fois et sert actuelle­ment de chapelle au cen­tre hos­pi­tal­ier qui se trou­ve sur l’emplacement de la Mal­adrerie.

    Logis des malades

    Elle était con­sti­tuée de logettes (ci-con­tre) avec cour fer­mée par une clô­ture pour les malades, d’un logis pour les per­son­nes exemptes de mal­adie (ci-après) qui s’en occu­paient, d’une chapelle acces­si­ble aux malades comme aux soignants avec son cimetière, d’espaces de stock­ages, de plusieurs cours et d’un jardin.

    Logis des religieux

    Le seul bâti­ment encore exis­tant étant la chapelle, nous nous en sommes inspirés pour essay­er de la mod­élis­er comme elle sem­blait être au XII­Ie siè­cle. Pour le reste des bâti­ments, nous nous sommes inspirés de la mal­adrerie Saint-Lazare de Beau­vais, datant de la même époque et encore exis­tante.

    Mal­adrerie Saint-Lazare

    Nous savons qu’il y avait plusieurs moulins dans les alen­tours de Sen­lis. Au Sud-Est de la deux­ième muraille se trou­vent les moulins Saint-Vin­cent et Saint-Eti­enne et plus loin à l’Est se trou­ve le moulin de Villemétrie. Au Sud de la muraille du XII­Ie siè­cle se trou­ve le moulin des Carmes. A l’Ouest se trou­vent les moulins du Roy et Neuf. Tan­dis qu’au Nord nous avons les moulins de Saint-Rieul, d’Au­mont et de Saint-Tron.

    Moulin Saint-Vin­cent
    Moulin Saint-Éti­enne
    Moulins des Carnes

    L’hôpital Saint-Mar­tin aurait été fondé en 1170 par Louis le Jeune pour soign­er les pau­vres. Situé dans le Faubourg Saint-Mar­tin, il se trou­vait face à l’église Saint-Mar­tin et accolé à l’abbaye Saint-Rémi.

    Cette sit­u­a­tion l’exposant à d’éventuelles men­aces, il aurait été déplacé rue du Châ­tel en 1208 à l’emplacement de l’hôtel-Dieu de Gar­lande dans l’enceinte de Sen­lis.

    N’ayant pas de traces physiques de son exis­tence, nous nous sommes appuyés sur des représen­ta­tions d’autres hôpi­taux de la même époque et de la même région afin de le recon­stituer.

    Hôpi­tal Saint-Mar­tin

    Pour créer cette représen­ta­tion d’un gibet du XII­Ie siè­cle, nous nous sommes inspirés du gibet de Mont­fau­con, qui se trou­vait à Paris.

    Gibet


    Il y a peu d’occurrences his­toriques con­cer­nant l’église Saint-Mar­tin. Nous savons qu’elle se trou­vait dans le faubourg Saint-Mar­tin en face de l’hôpital Saint-Mar­tin mais elle a aujourd’hui dis­paru.

    N’ayant pas de traces physiques ou dans la lit­téra­ture nous nous sommes inspirés d’églises de la même péri­ode notam­ment de l’église de Rhuis de l’Oise.

    Église Saint-Mar­tin
    Emplace­ment Église Saint-Éti­enne


    L’église Saint-Eti­enne fut érigée entre 1228 et 1230 et il est actuelle­ment pos­si­ble de voir sa struc­ture trans­for­mée en habi­ta­tion rue Saint-Eti­enne.

    Nous nous sommes appuyés sur sa struc­ture actuelle pour recon­stituer l’église. Sachant qu’il s’agissait d’une petite église de faubourg, elle n’avait ni clocher ni transept. Par ailleurs nous nous sommes inspirés de l’Eglise de Bouil­lan­cy et des pho­tos de la Bib­lio­thèque Munic­i­pale de Sen­lis  mon­trant l’église avant qu’elle ne soit trans­for­mée en habi­ta­tion.

    Église Saint-Éti­enne
    Emplace­ment Abbaye Saint-Rémi

    L’abbaye Saint-Rémi fut fondée vers 795 (ou 1040, les deux dates sont trou­vées) dans le Faubourg Saint-Mar­tin et il n’en reste aujourd’hui aucune trace physique. Elle était accolée à l’hôpital Saint-Mar­tin, face à l’église Saint-Mar­tin.

    Peu d’abbayes de cette époque exis­tent encore en France et, n’ayant aucune représen­ta­tion de celle-ci, nous avons dû émet­tre des hypothès­es avec l’aide des his­to­riens. Nous nous sommes donc inspirés d’abbayes de style roman. Plus par­ti­c­ulière­ment du recueil de gravures « Monas­ti­con Gal­li­canum ».

    Abbaye Saint-Rémi