Senlis au fil des siècles

  • Prieuré Saint Maurice

    Le prieuré Saint-Mau­rice a été fondé en 1262 dans le périmètre du château roy­al, afin d’ac­cueil­lir les reliques de vingt-qua­tre mar­tyrs de la Légion thébaine, com­pagnons de saint Mau­rice. À l’origine, les dif­férents bâti­ments du prieuré  (le dor­toir des moines, la salle capit­u­laire et la chapelle royale) étaient agencés autour d’un cloître car­ré. Le logis du prieur en for­mait le côté occi­den­tal et le bâti­ment des moines le côté ori­en­tal. Au nord, le cloître était fer­mé par le mur mérid­ion­al de la chapelle.

    Prieuré Saint Mau­rice XII­Ie siè­cle

    Détru­ite avec le cloître qui la flan­quait vers 1805, cette chapelle se trou­vait à l’emplacement de l’el­lipse d’herbe qui cou­vre actuelle­ment le sol. Aucune infor­ma­tion ne sub­siste mal­heureuse­ment à son sujet. L’éd­i­fice était peut-être bâti selon le mod­èle de la Sainte-Chapelle de Paris, avec cepen­dant un seul étage. La nef se com­po­sait de trois travées avec un bas-côté au nord seule­ment. Le chœur était de forme polyg­o­nale et com­por­tait deux travées, avec une chapelle latérale au nord, à chevet plat.

    Quant au bâti­ment des moines, il a peu changé depuis sa con­struc­tion. L’éd­i­fice est con­stru­it en longueur, avec de grandes fenêtres à meneaux à l’étage. Trois grandes arcades se suc­cè­dent au rez-de-chaussée et ouvrent sur la salle capit­u­laire.

    Prieuré Saint Mau­rice XXIe siè­cle
    Emplace­ment Palais Épis­co­pal

    L’édifice actuel rem­place les rési­dences suc­ces­sives des évêques de Sen­lis. Recon­stru­it au XIIe siè­cle, il com­porte notam­ment une aula, grande salle des­tinée aux assem­blées publiques ain­si qu’une chapelle, sans doute érigée par l’évêque Guérin (1157–1227).

    La façade prin­ci­pale du bâti­ment est mod­ernisée au XVIIIe siè­cle. Les plus grandes mod­i­fi­ca­tions con­cer­nent la cour de l’évêché, fer­mée au Moyen Âge par des bâti­ments adossés au mur sud de la cathé­drale. Déplacés plus à l’est lors de la recon­struc­tion du transept au XVIe siè­cle, ils abri­tent par la suite l’Officialité, c’est-à-dire le tri­bunal épis­co­pal.

    Con­sid­éré comme le pre­mier évêque de Sen­lis, Rieul érige au IVe siè­cle une église dédiée aux saints Pierre et Paul, à l’ex­térieur de la muraille gal­lo-romaine. L’éd­i­fice est rebap­tisé sous le voca­ble de son fon­da­teur une fois que sa dépouille y a été déposée. Sur la déci­sion du roi Robert le Pieux, l’église est recon­stru­ite au XIe siè­cle ; avant de faire l’objet de nou­veaux travaux au XII­Ie siè­cle, comme en attes­tent les gravures et dessins de l’époque mod­erne. L’église subie très prob­a­ble­ment des mod­i­fi­ca­tions avant sa destruc­tion, cinq siè­cles plus tard, pen­dant la Révo­lu­tion de 1789.Actuellement, la cour d’une école occupe son emplace­ment.

    Saint-Rieul XIII


    Au IIIe siè­cle, les preuves man­quent pour jus­ti­fi­er la présence d’un quel­conque bâti­ment remar­quable à la place du futur palais roy­al. Con­nais­sant des formes suc­ces­sives avec le séjour des rois mérovingiens puis car­olingiens, l’éd­i­fice est entière­ment recon­stru­it au XIIe siè­cle sur la déci­sion du roi Louis VI, à l’exception d’une grande tour car­rée, réem­ploy­ant des bloc antiques, à l’angle nord-est du parc actuel. Il s’agissait très cer­taine­ment d’un don­jon, dont la mod­éli­sa­tion fut sim­pli­fiée en rai­son du manque d’éléments his­toriques.

    Le château fut réor­gan­isé plusieurs fois sous les règnes de Louis IX, Charles V et François Ier. En 1551, il devient le siège du Pré­sidi­al. N’étant plus util­isé comme rési­dence royale, il se dégrade rapi­de­ment par manque d’entretien. L’an­cien palais est ven­du comme bien nation­al en 1793. La plu­part de ses dépen­dances sont démolies en 1816. Une par­tie du château, ayant abrité l’administration des Eaux et Forêts, est détru­ite en 1861. Une façade néo­goth­ique, encore présente aujourd’hui, vient orner le bâti­ment tron­qué.

    Château Roy­al XXI siè­cle
    Emplace­ment Saint-Fram­bourg

    Vers 993, la reine Adélaïde fonde cet édi­fice pour remerci­er Dieu de l’élection de son mari Hugues Capet et pour abrit­er les reliques d’un ermite auvergnat du VIe siè­cle : saint Fram­bault.

    Ce vais­seau est bâti sur une chapelle basse qui fut prob­a­ble­ment un lieu de culte car­olingien.

    Dotée d’un chapitre, la chapelle prim­i­tive est élevée au rang de col­lé­giale : les 12 chanoines du chapitre y rendaient un culte par­ti­c­uli­er aux reliques de saint Fram­bourg et seule la famille royale assis­tait aux offices. En 1177, Louis VII ordonne la recon­struc­tion et l’agrandissement de l’église royale, sobre et majestueuse.

    Après la Révo­lu­tion, elle servit suc­ces­sive­ment de forge, de mag­a­sin de four­rage, de manège à chevaux, d’atelier de menuis­erie…

    En 1973, sur les con­seils d’André Mal­raux, le pianiste hon­grois Georges Cziffra achète la chapelle, trans­for­mée alors en garage, bien qu’elle fût déjà classée mon­u­ment his­torique !

    Après une impor­tante cam­pagne de fouilles, la restau­ra­tion com­mence sous la direc­tion de l’architecte des Mon­u­ments His­toriques. La fon­da­tion Cziffra est alors créée avec pour objec­tif la restau­ra­tion inté­grale de l’édifice, son ouver­ture à un large pub­lic, l’accueil et la pro­mo­tion de jeunes musi­ciens et artistes, œuvre que son épouse Soleil­ka péren­nisa avec la même pas­sion.

    A l’occasion du mil­lé­naire capé­tien, la chapelle se dote de vit­raux conçus par le pein­tre MirÒ et réal­isés par le maître-ver­ri­er Charles Mar­cq de Reims.

    (texte issu du site : www.senlis-tourisme.fr)

    Chapelle Royale Saint-Fram­bourg

    La con­struc­tion de la cathé­drale a débuté vers 1150, sous le règne de Louis VII. L’éd­i­fice a été mod­i­fié au XII­Ie siè­cle, avec l’ad­jonc­tion d’un transept et d’une flèche sur la tour sud. En 1504, la cathé­drale est touchée par un incendie dont les dégâts sont mal con­nus. Grâce aux dona­tions des rois Louis XII et François 1er, les par­ties hautes sont recon­stru­ites, avec une surélé­va­tion de six mètres, les bas-côtés de la nef sont dou­blés et le transept rééd­i­fié par l’architecte Pierre Cham­biges.

    À la fin du XVe siè­cle, la chapelle du bail­li est édi­fiée sur le flanc sud du chœur tan­dis que sa pen­dante, la chapelle du Sacré-Cœur, ne sera édi­fiée au nord qu’en 1671. À la Révo­lu­tion française, le mobili­er est dis­per­sé et les têtes des stat­ues-colonnes du por­tail occi­den­tal sont détru­ites. Depuis ce temps, la cathé­drale a fait l’objet de nom­breuses restau­ra­tions. En 1986, la restau­ra­tion de l’intérieur a été ter­minée et en 1993 celle de la flèche. La cathé­drale est classée au titre des mon­u­ments his­toriques depuis 1837.

    Un essai de scan à l’in­térieur de la cathé­drale a été effec­tué pour une éventuelle (future) mod­éli­sa­tion à l’in­térieur des bâti­ments  :