Senlis au fil des siècles

  • Chapelle Saint-Frambourg

    Emplace­ment Saint-Fram­bourg

    Vers 993, la reine Adélaïde fonde cet édi­fice pour remerci­er Dieu de l’élection de son mari Hugues Capet et pour abrit­er les reliques d’un ermite auvergnat du VIe siè­cle : saint Fram­bault.

    Ce vais­seau est bâti sur une chapelle basse qui fut prob­a­ble­ment un lieu de culte car­olingien.

    Dotée d’un chapitre, la chapelle prim­i­tive est élevée au rang de col­lé­giale : les 12 chanoines du chapitre y rendaient un culte par­ti­c­uli­er aux reliques de saint Fram­bourg et seule la famille royale assis­tait aux offices. En 1177, Louis VII ordonne la recon­struc­tion et l’agrandissement de l’église royale, sobre et majestueuse.

    Après la Révo­lu­tion, elle servit suc­ces­sive­ment de forge, de mag­a­sin de four­rage, de manège à chevaux, d’atelier de menuis­erie…

    En 1973, sur les con­seils d’André Mal­raux, le pianiste hon­grois Georges Cziffra achète la chapelle, trans­for­mée alors en garage, bien qu’elle fût déjà classée mon­u­ment his­torique !

    Après une impor­tante cam­pagne de fouilles, la restau­ra­tion com­mence sous la direc­tion de l’architecte des Mon­u­ments His­toriques. La fon­da­tion Cziffra est alors créée avec pour objec­tif la restau­ra­tion inté­grale de l’édifice, son ouver­ture à un large pub­lic, l’accueil et la pro­mo­tion de jeunes musi­ciens et artistes, œuvre que son épouse Soleil­ka péren­nisa avec la même pas­sion.

    A l’occasion du mil­lé­naire capé­tien, la chapelle se dote de vit­raux conçus par le pein­tre MirÒ et réal­isés par le maître-ver­ri­er Charles Mar­cq de Reims.

    (texte issu du site : www.senlis-tourisme.fr)

    Chapelle Royale Saint-Fram­bourg